16 ANS ET TON CHOIX DE CARRIÈRE

« Si on m’avait demandé où je me verrais à l’âge de 30 ans, j’aurais probablement répondu :

« …une maison, une piscine, une job 9@5, un mari, 2 bébés, 1 chien… » »

 

* Un texte pour tous ces beaux élèves de 4eme secondaire que j’ai eu la chance de rencontrer lors de ma conférence sur la sensibilisation à l’entreprenariat pour le projet Transit 16.

 

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J’ai reçu mon diplôme secondaire en juin 2003. Mes photos de finissante sont épouvantables. J’ai l’air d’un petit macaque avec mes oreilles décollées qui s’accotent sur le mortier. À 16 ans, on m’avait guidé vers les arts, dans lesquels j’excellais, et j’allais entamer mon diplôme d’études collégiale en Arts Visuels et Médiatiques. Le design graphique était ma cible. J’ai toujours aimé peindre et dessiner et je pense que la suggestion de carrière qui m’avait été offerte faisait logique. Enfant, j’exprimais mon art par le dessin, j’ai grandi au travers de plans d’architecture et de maquettes de design puisque maman était douée avec le crayon et aujourd’hui, je suis devenue bédéiste à temps perdu et « sculpteure capillaire ». Mon médium préféré est la feuille blanche, le crayon Pilot 0,5 noir et une paire de ciseaux.

 

C’est dur de faire un choix sur sa carrière à 16 ans. Je me rappelle qu’à cet âge, j’avais du mal à choisir ce que j’allais manger pour déjeuner. Quoi que, quinze ans plus tard, j’avoue que j’ai le même struggle chaque matin… sauf qu’ici, j’ai la liberté de faire mon choix sans contrainte et de boire un café avant de prendre toutes décisions. Reste tout de même que la métaphore est la même ; se choisir un métier d’adulte quand on est ado, c’est complexe.

Donc, sous les conseils de mon orienteur, j’ai entamé mes études en graphisme. Il me fallait être requin pour y faire ma place et comme je n’avais pas l’aisance des logiciels ni la mémoire des raccourcis clavier, je n’arrivais jamais à transposer mes idées papiers au travers de l’écran. C’était un gros problème qui me découragea bien assez vite. J’avais le besoin de toucher la matière et de sentir le contact du bout des doigts.

Mes parents, à l’époque, revendiquaient beaucoup l’université. C’est un peu normal en tant que parents de vouloir le meilleur pour son enfant. Et dans les moeurs, un bon avenir c’est de bonnes études qui coûtent chères. Dans ma famille, le sujet des études universitaires était une source de discorde. Je m’opposais fermement au BAC en Design Graphique puisque comme j’avais eu un avant goût du métier, je savais profondément que je n’y trouverais jamais mon bonheur et mon expansion artistique.

La coiffure, quant à elle, n’était pas un domaine inconnu. Plus jeune, j’avais joué la poupée  pour une artiste-coiffeure de renom qui me transformait en « canon capillaire » pour des conventions et des shootings photos. Je sentais que la coiffure artistique était suffisamment complexe pour que je puisse m’amuser pleinement et ouvrir mon esprit créatif tout en communiquant avec les gens. J’ai donc prit la formation professionnelle et hop, au bout de 1 455 heures de formation, je suis devenue « coiffeuse » (ah, j’haïs ce mot là).

Mes parents capotaient. Parce que même si on dit qu’il n’y a pas de sous-métier, la coiffure reste un domaine un peu mal vu et tabou. C’est « quétaine » d’être une kéffeuse et « pas-payant ». Mais, ma vision voulait en faire autrement. J’avais des idées de grandeur et je savais que j’étais à ma place.
Quelle belle idée ce fût de changer de cap puisque je pratique le domaine en tant que COIFFEURE depuis bientôt 11 ans. Je ne cesse d’évoluer dans mon art, de jouer avec les couleurs et des dimensions selon les traits caractériels.

J’ai travaillé 5 ans dans un salon sur la Rive-Sud de Montréal en début de carrière avant de migrer dans le Grand Montréal. Chez Local B, j’ai ouvert la machine à fond et je suis devenue une artiste à mon tour. Certaines compétitions m’ont values l’honneur d’être au top 3 des meilleures recrues Canadienne aux Contessas de l’année en 2010. Suite à quoi, ma clientèle c’est agrandit. Beaucoup de plaisir à rencontrer des gens avec des histoires différentes. J’adore le métier et je ne me vois pas faire autre chose. J’aime chacune des étapes ; de la couleur à la coupe, en passant par les changements radicaux ou les défis de correction des boites de coloration achetées en pharmacie.

En 2014, après 6 ans au sein de la même équipe, j’ai perdu mon emploi. Mon renvoi ébranla ma clientèle et mon moral aussi. Les deux dernières années avaient été un enfer. J’avais vécu la maladie de mon père et son décès, une rupture, un déménagement bref, tous ces évènements jouèrent sur mon efficacité et ma motivation à l’ouvrage. J’ai dû faire volte-face rapidement pour recommencer à zéro. C’est chez M Coiffure que je me suis ancrée. Mon patron fût généreux. Il m’a donné la place dont j’avais de besoin pour souffler. J’ai travaillé un peu paresseusement je l’avoue. J’aimais avoir ma liberté, faire ma clientèle et avec LC Coiffeure à vélo, je pouvais ouvrir sur un autre projet qui m’animait et le concrétiser.

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Puis, la passion du vélo prenait de plus en plus de place dans ma tête. J’avais toujours de bonnes raisons de quitter plus tôt ou de rentrer trop tard au boulot. Je voulais rouler parce que c’était le seul moyen pour moi d’évacuer les trop pleins qui me débordaient par les oreilles. Puis, est venu le moment où j’ai dû faire le point et me poser les bonnes questions:

 

  • À quel moment doit-on s’arrêter ?
  • Est-ce que c’est possible pour moi de le faire actuellement, en milieu de carrière ?
  • Qu’est-ce que les gens vont penser ?
  • Est-ce que j’ai les outils nécessaires et suffisamment de connaissances pour faire rouler mon projet ?

 

Puis un matin, au réveil, une alarme s’est allumée ; il fallait que ça bouge.

En fait, ça bougeait déjà autour de moi et tous les éléments étaient présent pour que je fasse la transition d’une belle façon. Sauf que, comme tous, la peur me rendait aveugle de mon succès. Les médias parlent sans cesse de mon projet et j’ai tous les outils et les contacts nécessaires pour me guider vers la réussite de mon entreprise.

À ton âge, si on m’avait demandé où je me verrais à 30 ans, j’aurais probablement répondu:

« …une maison, une piscine, une job 9@5, un mari, 2 bébés, 1 chien… »

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Yo, sérieusement, mon cheminement actuel est beaucoup plus satisfaisant que ce que j’aurais pu m’imaginer. Et tellement surprenant par le fait même puisque jamais je n’aurais pu penser devenir entrepreneure. Moi qui était tellement tête en l’air et pas à mon affaire à l’adolescence !

J’ai pas changé, je garde toujours ce petit côté rebelle sauf qu’avec la maturité, je module ma vie pour construire ma vie professionnelle selon ma vision du métier.

Donc, après un an et demi, soit à ce jour, j’ai décidé de quitter le salon M pour concentrer mes énergies sur mon projet de LC Coiffeure à vélo. C’est une décision longuement murit et qui me donnera la chance de sauter à pieds joint dans le vide de l’entreprenariat.

 

Et toi, qu’est-ce que tu feras ? T’es jeune, tu as le temps. Ne te presse pas. Vise tes passions d’abord, ce qui te fait vibrer en dedans et crée autour de ceux-ci un métier qui te rendra heureux. C’est là que tu y trouveras toute ta richesse et par le fait même, qui remplira ton portefeuille !

Je ne suis pas une experte dans le domaine, mais je peux certainement t’être une référence ou te trouver des gens qui pourront t’aider.  N’hésites pas si tu as envie de jaser.

 

Je suis là.

PamphletLC

 


 

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