La naissance de LC

10924629_10152740990356525_457768486243819035_o

« Coiffeur ça ne s’écrit pas avec un e. »
« On dit coiffeuse et pas coiffeurE. »
« Il y a une faute d’orthographe. »

Détrompez-vous si vous pensez que ce sont des remarques courantes. Jusqu’à date, tout le monde a compris que la faute est volontaire. Y’a seulement quelques obstinés qui le souligneront et à ces commentaires je leur réponds toujours mes deux célèbres répliques:

« Une coiffeuse c’est un meuble. »
et
« Si ça fait pas ton affaire, tu peux aussi aller jouer ailleurs. »

LC Coiffeure à vélo est née simplement. C’est un projet que j’avais entamé à l’été 2013 quand mes patronnes m’avaient suspendu du travail pour un mois. À la base, je proposais le service à mes clientes régulières du salon pour les dépanner pendant mon mois de vacances. Je n’avais même pas pensé au concept de la coiffeuse à vélo, mais je le faisais d’emblée parce que c’était beaucoup plus simple et rapide de se rendre au lieu donné sur ma bécane. Je coupais donc des cheveux à domicile. L’idée me plaisait, c’était simple et amusant puisque je me promenais partout en ville sous le chaud soleil estival.

Puis après la suspension est venu le congédiement. Je n’avais jamais été une mauvaise employée mais les circonstances de la vie on fait en sorte que, à ce moment là, j’étais vraiment pas l’employée du mois. Alors aux grands mots les grands moyens, j’ai choisi je peaufiner le projet avec mon ami et concepteur web Patrick St-Arnaud. Ensemble, on créé le branding, le site web et le concept. Puis on l’a lancé très humblement sur les réseaux sociaux pour un publique plus large. La clientèle visée: les professionnels. J’avais trop souvent accueilli sur ma chaise de coiffure des gens d’affaires pressés qui passent en salon sur l’heure de lunch pour leur coupe de cheveux. Ou des nouvelles mamans, bébé aux bras, cheveux emmêlés, qui n’ont pas l’aisance du déplacement entre deux allaitements.


J’éviterais donc à tout ce beau monde de bouger puisque c’est moi qui me rendrais à eux! Même service professionnel qu’en salon, mais à la maison, ou au bureau.

Quelle ne fut pas ma surprise de constater que le succès fut immédiat!
Ma presse autour du projet se faisait de par elle-même et on en parlait partout. Je n’avais rien à faire, à part rouler, couper des cheveux et répondre à mes nombreux courriels. La vérité c’est que je n’avais pas prévu un aussi grand succès et que je n’étais pas préparée pour ça. Alors j’ai un peu merdé au départ, parce que ma gestion du temps n’était pas au point et que mon délai de réponse était loin d’être professionnellement acceptable. J’étais seule derrière la machine et pas trop habile avec celle-ci. Mais avec un peu de rigueur, j’ai réussi à en faire plus qu’espéré. Ça a très bien marché! J’ai eu du fun et j’ai offert le service pas mal partout en ville.

Je me suis même retrouvée à couper des cheveux dans une ruelle du centre-ville. Un chef cuisinier qui avait de besoin d’une trime de toupet entre deux cuissons. D’ailleurs, cet évènement avait attiré beaucoup de curieux qui se montraient très intéressés par le concept. J’avais mon petit contrat dans un bureau d’avocats que je visitais une fois par mois pour faire des tailles de barbe et des nettoyages de nuque. Et j’ai fini par connaître tous les cyclistes de l’île, qui applaudissaient le concept.

4810d927050333.5635f746bbcd8

Je connais désormais Montréal presque par coeur. Je la parcourais d’Est en Ouest toutes les semaines et j’avais mes spots secrets préférés (des cafés surtout). Je suis, à ce moment, devenue la kind of messagère de la coiffure. Je filais à toute allure sur mon beau Cinelli coloré, mon sac à dos plein à craquer, d’Hochelaga à St-Henri. On me reconnaissait partout et les gens se sentaient à l’aise de venir me parler et féliciter mon initiative.
C’est ma façon à moi de combiner ma passion du vélo et mon domaine professionnel. Et, sans vous le cacher, un vrai exutoire pour sortir du salon par les belles journées d’été!

En temps froid hivernal, je ne roule pas. Le concept sera toujours présent mais de façon saisonnière. Je pense que c’est une formule gagnante pour tous. Je me donne l’hiver pour peaufiner le truc et revenir en force à la prochaine saison, cette fois armée d’un peu plus de jeu dans l’horaire et d’aide extérieure pour la prise des rendez-vous.

C’est beau d’avoir des idées plein la tête. Surtout quand celles-ci vont de soi et qu’elles vous apparaissent comme une évidence indéniable.

Bon hiver !

Médias & Presse

 

Reseaux sociaux

Facebook
Instagram
Site web

 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :